Parce que j'aime mon chien … Parce que j'aime mon chat.



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Retrouvez le Dr Frédéric Lamy et son équipe sur Facebook et sur le site de la Clinique Vétérinaire du Lotus.








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Mon chien se gratte.......

Les « démangeaisons » ou « prurit » sont fréquentes chez le chien.
Leurs causes peuvent être tout à fait bénignes ou au contraire plus importantes.
Un chien qui se gratte de temps à autre dans la journée, c’est tout à fait normal ; certains, « les nerveux », le feront d’ailleurs un peu plus fréquemment sans que cela ne présente quelque caractère pathologique.

Dès que votre chien se gratte et éventuellement se lèche certaines parties de corps de façon si fréquente que cela finit par vous déranger, il convient d’y regarder de plus près pour en trouver la cause et, le cas échéant, une consultation chez votre vétérinaire sera la meilleure solution.

- puces et allergie aux piqûres de puces : les puces sont certainement la cause la plus fréquentes de prurit. Installez votre chien dans un endroit bien éclairé et vérifiez les zones de peau situées près de la base de la queue ou le cou : la présence de petites « bestioles » d’ 1 à 2 mm, brun foncé à noirâtre, courant entre les poils révèle la présence de puces. Souvent, vous trouverez également des sortes de pellicules foncées, sur la peau ou légèrement adhérentes aux poils : il s’agit des déjections ou « crottes » de puces qui, là aussi, indiquent que votre animal est parasité (voir rubrique du site parasites externes).
Un test facile à réaliser pour vérifier la présence de déjections de puces consiste à placer votre animal sur un linge légèrement humide ; frottez vigoureusement son pelage à rebrousse-poils sur toutes les parties du corps, puis observez ce qui s’est déposé sur la pièce de tissu : des poils certainement, des poussières mais peut-être aussi quelques particules foncées qui après quelques instants sous l’effet de l’humidité du substrat vont donner une auréole brun-rouge.
Il s’agit là encore une fois des déjections de puces : en piquant votre chien, les puces ont sucé son sang et leurs crottes contiennent donc des éléments sanguins qui se dissolvent en présence de l’humidité du linge et donnent cette petite tache caractéristique.

Donc, mon chien a-t-il des puces ? oui, si j’en vois mais oui aussi, si je trouve des déjections de puces.

Chaque fois qu’une puce pique l’animal pour sucer son sang, elle injecte en même temps sur le site de la ponction un peu de sa salive. Avec le temps, votre chien peut y devenir allergique et développer ce qu’on appelle « la dermatite allergique aux piqûres de puces ou DAPP ». Etant devenu allergique, là où les piqûres de puces vont engendrer des démangeaisons si intenses et « brûlantes » qu’il va se gratter, se lécher voire se mordre avec frénésie certains endroits du corps, là où les puces piquent avec prédilection : base de la queue, cuisse, …

Dans ces cas, une visite chez votre vétérinaire s’impose ; un traitement anti-puces sera mis en œuvre, des injections et/ou médicaments soulageront votre compagnon de ses « insoutenables chatouilles ».

La dermatite allergique aux piqûres de puces se développera plus fréquemment chez des animaux matures, ayant déjà été infestés aux cours des saisons précédentes, mais la règle n’est pas absolue !


- dermatite atopique : la dermatite atopique canine (DAC) est une maladie de peau (dermatite = inflammation de la peau) relativement commune chez le chien.
Elle acquiert rapidement un caractère chronique, s’accompagne de prurit intense (démangeaisons) et affecte des individus prédisposés génétiquement. Il s’agit d’une des premières causes de prurit chez le chien après la dermatite par allergie aux piqûres de puces.
Cliniquement, elle se caractérise par l’apparition de lésions (initialement de simples rougeurs, ponctuelles ou en plaques (macules), dans des endroits de prédilection : face, conduits auditifs, extrémités des pattes, région péri-anale. Le chien se gratte fréquemment, se frotte la face sur le sol ou les tapis, se lèche continuellement l’extrémité des pattes ou l’anus.

De ce comportement naît une aggravation des lésions cutanées initiales qui souvent se compliquent d’infections secondaires à bactéries ou levures.
Les races prédisposées sont nombreuses : Sharpeï, Labradors Retrievers, Boxer, Terriers, Westie….
L’âge d’apparition des lésions se situe le plus fréquemment entre 6 mois et 3 ans ; souvent, il peut y avoir aggravation saisonnière des symptômes, aggravation lors des passages dans l’herbe et les signes de la maladie cutanée peuvent varier en fonction des endroits de séjour.

Si chaque chien connaît un seuil allergique propre qui lui permet une tolérance aux allergènes environnementaux ou alimentaires (moisissures, pollens, poussières de maison, etc), ce seuil une fois dépassé fera apparaître l’allergie clinique (apparition des symptômes ci-dessus décrits).
Chez les chiens souffrant de DAC, d’une part les seuils de tolérance allergique sont bas et d’autre part les causes allergisantes sont souvent multiples.

Seule une consultation chez un vétérinaire permettra après avoir exclu toute autre cause parasitaire ou infectieuse de confirmer la suspicion de dermatite atopique.

Les traitements viseront tout d’abord à limiter le prurit ; un régime particulier dit « hypoallergénique » sera souvent mis en place.
Des tests allergiques pourront être réalisés pour mettre le ou les allergènes principaux auxquels est sensible l ‘animal et des cures de désensibilisation peuvent être appliquées.
L’apparition récente dans l’arsenal thérapeutique de nouveaux médicaments permet actuellement de soulager (personne ne peut vous promettre de guérison complète malheureusement !) de façon nettement significative la vie des chiens atteints de DAC.

La teigne ou dermatophytose

C’est une affection de la peau très fréquente, facilement transmissible à l’Homme et due à des champignons parasites appelés dermatophytes : Microsporum canis, Microsporum gypseum et trychophyton mentagrophites.

La contamination se fait par contact direct avec un animal teigneux ou indirect (milieu extérieur, sol, instrument de toilettage,…)

Elle se rencontre surtout chez les jeunes animaux et, en particulier, chez les chatons.

Ces parasites s’attaquent à la base du poil et provoquent généralement des lésions circulaires (1-5cm de diamètre), sans poil, légèrement rouges, recouvertes de pellicules qui ne semblent pas gêner l’animal (pas de grattage). Parfois elles se compliquent secondairement par une inflammation croûteuse.
Si les lésions sont peu étendues, un traitement externe à l’aide de produits antifongiques pourrait être suffisant mais si elles sont étendues et multiples (confluantes), un traitement général de longue durée (plusieurs semaines) s’impose.

Différentes stratégies récentes s’offrent à nous pour traiter cette pathologie.

Demande conseil à ton vétérinaire.

Les femmes et les enfants sont très sensibles à la teigne, elle apparaît fréquemment au niveau des bras sous forme de plaques rondes, sèches, parcheminées et rosées en leur centre avec un liseré rouge périphérique (lésion appelée roue de Sainte-Catherine).
Chez l’Homme, elle provoque de fortes démangeaisons.

La Parvovirose canine

La parvovirose ou gastro-entérite hémorragique est une maladie virale très contagieuse particulièrement grave et très fréquente.
La prévention prend ici toute son importance du fait de son efficacité et de l'absence de traitement.

Le virus :

Il s'agit d'un parvovirus. Ce virus est petit, très résistant à la lumière, à la chaleur, à de nombreux détergents et même à l'alcool. Il peut vivre plusieurs mois à l'air libre.

Il existe de multiples souches de ce virus car il peut subir de nombreuses mutations.

Seulement les chiots ?

La parvovirose touche le plus souvent les chiots mais elle peut aussi atteindre les chiens adultes non vaccinés.
Les chiots à la naissance sont protégés grâce aux anticorps de leur mère qui leur sont transmis par l'intermédiaire du colostrum (le premier lait maternel absorbé par le chiot). Cette quantité d'anti-corps va diminuer avec le temps jusqu'à être insuffisante vers l'âge de 5 à 6 semaines. C'est à cette époque que le chiot risque le plus la contamination : la protection maternelle est insuffisante et le système de défense du chiot est encore inachevé.
Mais à l'âge adulte les chiens s'il n'ont pas été vaccinés et surtout s'ils vivent en collectivités peuvent également être contaminés, et plus particulièrement les chiens âgés.

La transmission :

Les virus sont excrétés en grande quantité dans les selles des chiens et peuvent à leur tour contaminer les autres chiens.

La transmission peut aussi se faire par voie respiratoire ou buccale : le chien renifle lors de ses promenades les excréments (urines ...) des autres chiens ou en jouant (salive).

Il est donc important de ne pas sortir votre chiot tant qu'il n'est pas vacciné.

Des précautions particulières d'hygiène doivent être prises pendant cette période, le virus étant particulièrement contagieux lavez vous les mains après avoir caressé un autre chien, nettoyez vos semelles en rentrant chez vous.
L'incubation (délai entre la contamination et l'apparition des symptômes) dure de 3 jours à quelques semaines.
Certaines races (Rottweillers ...) semblent plus sensibles que d'autres.

Les symptômes :

Il existe 2 formes de la maladie.

  • La forme gastrique :
    C'est la plus courante. Le chien présente tout d'abord de la fatigue, une perte de l'appétit avec ou sans fièvre.
    Apparaissent ensuite des signes digestifs : vomissements, diarrhées sanguinolentes entraînant rapidement une déshydratation.
  • La forme myocardique :
    Il n'existe aucun signe, le chien peut mourir d'un choc aigu.


Le virus diminue le système de défense du chien et le rend ainsi plus sensible à d'autres infections particulièrement respiratoires.

Le traitement :

Il n'existe aucun traitement spécifique. Il faut amener le chien le plus rapidement possible chez le vétérinaire, celui-ci administrera un traitement symptomatique, la guérison est possible mais le plus souvent la mort se produit en 3 à 5 jours.



La prévention :
Elle est très efficace.

Evitez d'ouvrir la porte au virus et donc soyez vigilant :
- vermifugez dès l'âge de 2 semaines avec n vermifuge adapté à la taille et à la race du chiot ;
- donnez à votre chiot, une alimentation adaptée, votre vétérinaire vous conseille les croquettes "Starter" de Royal Canin : le complexe synergique d'anti-oxydants (vitamines E et C, lutéine et taurine) permet à l'organisme de mieux se défendre contre les agressions extérieures (bactéries, virus ...) et renforce la protection vaccinale. Les mannan oligo-saccharides participent à l'immunité de la muqueuse intestinale et limitent la prolifération des bactéries pathogènes.

La vaccination :
En Polynésie, cette maladie est endémique et provoque de nombreuses épidémies ; il faut donc appliquer le protocole de primo-vaccination suivant :
La vaccination doit être pratiquée à l'âge de 6 semaines, suivie d'une injection de rappel tous les 15 jours jusqu'à l'âge de 12 semaines.
Ensuite un rappel régulier annuel assure une excellente protection durant toute la vie de votre animal ; Consultez votre vétérinaire.

LA DIROFILARIOSE


C'est un ver rond, le Dirofilaria immitis, transmis au chien par la piqûre d'un moustique, qui est à l'origine de cette grave maladie que l'on rencontre surtout sous les tropiques et dans le sud de l'Europe. Suite à la piqûre, la larve du ver pénètre sous la peau. A l'âge adulte, elle se dirige vers le coeur de l'animal et se fixe dans les artères pulmonaires.

Le fonctionnement cardiaque s'en trouve perturbé, surtout en cas d'infestation importante, et il y a risque de syndrome hémolytique (destruction des globules rouges), d'obstruction de la veine cave et de graves problèmes respiratoires.

Les symptômes n'apparaissent que plusieurs mois, parfois plusieurs années, après l'inoculation, ce qui en rend le traitement souvent peu efficace. Ce sont :

La toux, les difficultés respiratoires, les syncopes lors d'efforts, perte de poids et de la masse musculaire, problèmes rénaux, épanchement abdominal ou thoracique.

L'obstruction de la veine cave se signale par une tachycardie, un manque d'activité, l'apparition d'un ictère, les mixions foncées.


Il est essentiel de pouvoir pratiquer un diagnostic rapide pour assurer un maximum d'efficacité au traitement, qui n'exclut cependant pas d'importantes séquelles.


IL EST CONSEILLE UN TRAITEMENT PREVENTIF

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